Catégorie : Le coin bar

  • Liens affiliés, partenariat… c’est mal ?

    Liens affiliés, partenariat… c’est mal ?

    Qu’est ce que c’est un lien affilé ?

    Un lien affilié est un lien internet qui renvoie vers un site marchand en ligne et qui m’identifie comme origine de votre venue et de l’achat éventuel.

    Qu’est ce que c’est un partenaire ?

    Un partenaire, un sponsor, il te fournit du matériel ou il te paye pour parler de lui. Ou pas. Ou les deux.

    Pourquoi ?

    Le marchand connait l’origine de la venue du lien, et, selon les sites, peut apporter une réduction à l’acheteur, un bonus à l’acheteur, un cashback à celui à l’origine de la visite (en l’occurence, moi), ou un panachage de tout ça.

    Qui ?

    Quand sur ce site, ou sur les réseaux sociaux vous cliquez sur un de mes liens affiliés chez Insta360, Amazon, LoneRider, ou NoNoise, je suis identifié comme à l’origine de votre venue, et donc de votre éventuel achat.

    Chez Insta360, vous avez un cadeau selon le produit acheté (perche et/ou batterie et/ou pochette et/ou protection d’écran par exemple, selon les périodes et selon les modèles) et j’ai un cashback de 5% en bons d’achats sur votre achat.

    Chez Amazon, c’est juste du cashback en bons d’achats (variable selon selon les vendeurs, selon les produits,… quoique je crois qu’ils ont modifié pour uniformiser… c’est dire comme je suis de près…), parfois un coupon réduction pour vous.

    Chez LoneRider, j’ai un cashback de 15% sur ce que vous achetez.

    Chez NoNoise, j’ai un cashback de 15% et vous avez une réduction de 10% (en saisissant le code Mototherapy10)

    Bon, à ce jour, j’ai en tout et pour tout un petit avoir chez Insta360 (trop petit pour l’utiliser), et puis c’est tout.

    C’est mal les liens affiliés et les partenariats ?

    Grand débat… éternel débat…

    Personnellement, si vous avez lu l’article « Pourquoi Mototherapy » et « Il était une Foi« , vous avez bien compris que l’argent n’est pas mon moteur.

    Tout ce que je souhaite, c’est partager les merveilles que je rencontre lors de mes voyages à moto, vous apporter du réconfort, de l’évasion,… un peu de joie quotidiennement !
    Ce que ça m’a apporté de le vivre, puis de le revoir en vidéo / photo, et là, c’est livré sur votre écran et votre canapé.

    C’est avant tout ce partage désintéressé pour aussi sensibiliser au problème de la santé mentale, et partager les ressources que j’utilise pour m’en sortir (c’est encore aujourd’hui, plus de 4 ans plus tard, toujours un combat quotidien) : la Foi, la moto, le sport, en plus des médicaments et du support psychologique.
    Ok, ce n’est donc pas totalement désintéressé puisqu’au départ ça me fait du bien à moi ! Le bonus, c’est que ça fasse du bien aux autres.

    Vous avez également vu dans les articles de description de mon matos moto et du matos techno (et dans celui de compte-rendu d’une année avec le matériel fourni par Bering et par LoneRider ) que je n’ai choisi aucun produit pour des raisons de marketing, mais systématiquement après de longues réflexions et pour un besoin identifié.
    J’ai ainsi patienté 3 mois pour commander l’ordinateur que je visais pour remplacer mon dinosaure (lui-même choisi de la même façon, pour remplacer le dinosaure précédent -10 ans, en informatique, c’est un peu énorme), après m’être longuement documenté, les plus adapté à mes besoins avec un peu d’anticipation sur les années futures, et au prix que je visais ; je cherche le prix habituel, puis je suis à l’affut des soldes, promotions, remises, …
    J’ai encore attendu 3 mois, après 6 mois de recherches, avant de me décider à acheter un appareil photo hybride qui répondait à mon cahier des charges (et accessoirement mon budget).

    Mon activité Mototherapy a un bénéfice personnel incalculable : ma survie -et non, ce mot n’est pas exagéré !- pour commencer, ma renaissance -qui commence doucement, enfin- et ma reconstruction à venir -mais ça, c’est pas encore pour demain.
    Ce que je n’avais pas calculé au départ, c’est qu’elle apporte de l’évasion et de l’oxygénation à beaucoup de monde : j’ai reçu beaucoup, beaucoup de magnifiques messages, très doux, simples, et très touchants en ce sens, que ce soit des messages de soutien, ou des partages intimes et personnels de certains parmi vous sur le sujet de la détresse mentale, du burnout, de la maladie, du deuil,… me confortant plus encore dans mon projet, me poussant à avancer encore plus avant dedans !

    Voilà, le décor est planté.

    Cette activité n’est (pour l’instant ?) qu’un loisir, une « diversion » de ma réalité -avec un aspect thérapeutique majeur, central à ma survie.
    Je ne suis pas un professionnel de la moto, pas un professionnel de la photo, pas un professionnel de la vidéo, pas un professionnel de la santé mentale,… Bref, pas un professionnel. Ce n’est pas mon métier (contrairement à d’autres, et ce détail a son importance !).
    Je possédais une bonne partie du matériel avant même de lancer Mototherapy : une moto, une caméra, un équipement moto, un ordinateur…
    Et j’ai parfaitement conscience que je suis déjà très très bien équipé, et que ça reste « un loisir », et que pour le coup / le coût, j’ai ce qu’il faut pour tenir un moment !
    Et surtout, ce loisir (tout ce package évoqué dans les articles déjà cité) m’a sauvé la vie, et que, déjà pour ça, je vais le poursuivre, et que d’une certaine façon, ça n’a pas de prix ! Mais en fait si, ça a un prix…

    Entrent en scène les partenaires, puisque s’il y a des liens affiliés « classiques », quelques uns ont une valeur plus forte personnellement.
    J’avais contacté Bering fin 2024 car, utilisant leurs produits depuis 20 ans, je les trouvais très bien placés en terme de qualité et de tarif, alors, oui, je me suis dit, et bien pourquoi pas ?
    Ce fut en fait une surprise quand ils m’ont recontacté quelques jours après ! S’en suivirent des échanges d’une grande qualité, naturels, « entre motards » et pas purement commercial. Et c’est ainsi depuis plus d’un an désormais, avec des remontées régulières sur leurs produits. Merci à toi Xavier !
    Je n’ai pas de lien affilié avec eux, ils viennent seulement d’ouvrir une boutique en ligne.
    Mais, de fait, quand Bering met à ma disposition une veste pour 2025, puis 2026, pour moi, c’est l’équivalent de quelques pleins d’essence que je peux faire au lieu de me racheter une veste. Certes, j’ai eu trois vestes en 20 ans, donc oui, l’actuelle pouvait tenir encore un peu puisqu’elle avait 5 ans à peine, et c’est encore plus vrai avec celle de l’an dernier. Cela me permet aussi de tester des produits que je n’aurais pas forcément pris le risque de tester (comme la veste Brisbane depuis quelques semaines) et vous partager mon ressenti avec mon usage après quelques milliers de kilomètres avec.
    Pour eux, c’est de la visibilité, et un retour utilisateur de terrain.

    Quelques semaines plus tard, quand LoneRider prend contact avec moi, c’est l’étonnement complet !
    Là encore, des échanges « entre motards », sincères est ouverts. Un big up à David !
    Alors quand ils mettent à ma disposition des valises au changement de ma moto en février 2025, ou un topcase, cela me fait économiser leur achat. Là encore, ce sont quelques pleins ou quelques jours de voyage à vous produire du contenu, améliorer mes techniques (moto, photo, vidéo, montage, …), et me faire le plein de cartes postales à vous partager ensuite !
    C’est aussi vrai des protections pour la moto que j’avais achetées pour la 1250, donc faisaient partie du package prévu pour la 1300 (crash bars, protection de phare,…).

    Fin 2025, NoNoise m’approche. Utilisant déjà des bouchons à oreilles, c’est un partenariat « facile ». Je ferai prochainement un petit article (bien plus court que ceux pour Bering / LoneRider), en comparant avec la paire que j’utilisais depuis des années.

    Mais il y a une clé essentielle pour ces trois marques (vous avez aperçu aussi un système CarPlay, que je suis en train de tester, et que j’ajouterai le cas échéant dans mes partenaires). Elles m’ont accordé leur confiance, et il n’y a eu aucune volonté, aucune demande de changer le contenu de Mototherapy : comme avant 2025, on voit la moto, les paysages, les routes, … et, dans ce cadre, les produits des partenaires ont remplacé les produits précédents.
    Je ne touche pas d’argent (éventuellement un cashback, certes, mais vous avez constaté que si je les identifie dans mes publications, les liens affiliés sont moins visibles ), c’est un retour des choses « naturel » en fait ; ils fournissent les matériels, je les identifie parce que ce matos est juste top (et que c’est cohérent avec la logique de mes choix de matos, déjà expliqué).
    Attention : ceci est MON cas, et n’est pas transposable pour tout le monde (j’en parle un peu plus loin).

    Je ne suis pas un bisounours non plus : même un « micro-influenceur » comme moi et mes 16500 followers Facebook et 5800 Instagram, ça représente plus de 30000 vues quotidiennes de leurs produits (mes pages cumulent désormais plus d’un million de vues chaque mois mine de rien), donc un paquet de clients potentiels.
    Et comme les marques ne sont pas des bisounours non plus, elles ont bien compris que ces visuels, qui s’adressent directement à leur cible clientèle, valent mieux que n’importe quelle campagne de pub dans n’importe quel média.
    Là encore, dans mon cas, ça matchait avec mon contenu et ma situation, ce qui n’est pas forcément vrai pour tout le monde.

    Ah, mais donc tu fais bien de la pub dans tes publications !

    Alors là, je vais vous avouer que ce genre de remarque, ça me gave, et que je me retiens quand je réponds à ces commentaires, en essayant d’être pédagogue au maximum -ça me fait aussi travailler ma charité chrétienne ! Cet article servira aussi à cela d’ailleurs.
    Je rappelle que je ne suis pas un professionnel, parce que pour quelqu’un qui vit de cela, c’est complètement différent !
    C’est leur travail, leur métier, et ils vivent de leurs créations, donc pour eux, « faire de la pub gratos » ça peut clairement être problématique.
    Si vous avez lu les articles sur les choix de matos (moto ou techno), ainsi que celui sur le Pourquoi Mototherapy, et celui-ci, vous avez compris que je ne cherche pas la gloire, que je ne cherche pas le pognon, que je partage juste une passion, une survie, un état d’esprit.
    Et que ce n’est pas mon métier, donc « sans pression ».
    Et c’est logiquement que je partage aussi les matos que j’utilise, les lieux que je rencontre, des coups de coeur,… d’autant que ça correspondait à pas mal de question que j’avais au début de Mototherapy.
    Dans le fond, c’est même pas bon pour moi de mettre ces infos, parce que ça fait moins d’interactions sur mes pages, et ça, l’algorithme Facebook ou Instagram, il n’aime pas…
    Illustration par l’exemple, avec une publication récente sur Instagram (mais en cherchant des publications d’avant 2025, c’était même plus que ça !) :

    Typiquement, là, dans cette copie d’écran de description de vidéo, vous avez le lieu (le Stelvio, mythique col italien), quand (2025) et dans quel cadre (Oxygénation 2025 en Suisse, Italie,…). Ensuite les partenaires : vous avez compris la logique de les avoir, et que si je les partage, c’est que j’utilise le matériel et que j’en suis hyper satisfait.
    Car oui, désolé (ou pas), et pour moi, la clé est là : je ne suis pas un « vrai » influenceur, comme ceux qui vont vous vendre des tablettes de chocolat grâce à un produit magique, la disparition des rides, ou la repousse des cheveux… (désolé pour les vieux chauves avec bouée abdominale…). Et puis j’habite en Vendée, pas à Dubai…
    Je ne mettrai pas en avant quelque chose en quoi je ne crois pas.
    Et ne ne mange pas de chocolat à la pistache.
    J’ai attendu 15000km d’utilisation, un an de roulage, dans toutes les conditions pour valider tout le matos LoneRider et Bering.
    Ensuite sur la légende de l’image, vous avez la liste du matos que j’utilise en 2026 (d’ailleurs, j’ai arrêté d’identifier Insta360 et les autres marques, parce que justement, là, c’est de la pub gratuite…), juste parce que je le kiffe, et que vous pouvez y aller, c’est testé et validé.
    De même, si j’identifie mon concessionnaire, c’est parce que j’en suis satisfait ; quand je lis sur le forum BMW ou les groupes Facebook le nombre de plaintes sur les concessionnaires, je suis tombé sur une perle rare -et non, j’ai juste les avantages habituels de tout vieux client dans n’importe quel magasin où ils sont fidèles depuis de nombreuses années.
    Enfin, vous avez les 5 hashtags autorisés sur Instagram qui reprennent, étonnamment, la raison d’être de cette page : la foi, la santé mentale et la moto.

    MAIS

    Une chose est absolument certaine, et j’espère que vous l’avez bien saisi : Mototherapy a une vocation, j’ai créé les pages Facebook et Instagram, la chaîne Youtube et ce site dans le but des partages évoqués précédemment. 

    Pour parler aussi de mon recommencement, mon « coming out » spirituel, ou pour évoquer la place du sport dans cette reconstruction (même si j’ai un peu lâché coté compétition, et que désormais je suis très loin des 10-12 heures de sport hebdomadaires)…

    Depuis deux ans et leurs créations, j’espère avoir un peu amélioré le look des vidéos et des photos, mais le contenu et l’esprit n’ont pas changé.

    Je gère tout ça tout seul, avec mes petites mains et mon cerveau embrumé, de l’organisation de mes voyages, ou de mes sorties, au montage en passant pour les prises de vues …
    Je prends les avis de mon épouse depuis 30 ans, Sophie, ou de mon fiston Yoshio qui roule régulièrement avec moi sur sa BMW F900R. Ma fille (@aiko.kurata_ sur instagram) m’a fait les visuels casque Mototherapy, et je vais utiliser à l’avenir certaines de ses futures compositions musicales dans des vidéos.

    Aucun élément de base n’a été changé, et aucun ne changera, ni sur Facebook, ni sur Instagram, d’autant que c’est justement ce contenu qui vous a attiré ! Ce site apportera quelques choses en plus petit à petit.

    Mettre en avant les matériels que j’utilise, après les avoir choisi soigneusement, les identifier dans mes publications, je le fais depuis les premières publications, plus d’un an avant d’avoir des partenaires.
    Préciser les marques qui m’accompagnent est dans cette logique.
    Et ces marques m’ayant fait confiance en n’ayant jamais demandé de changer quoi que ce soit à mon contenu, qu’elles apparaissent là où apparaissait le matériel d’avant ne me semble pas délirant.
    J’ai ainsi refusé un partenariat avec une « grande » marque de CarPlay qui avait des demandes qui auraient été à l’encontre de cela (genre tant de vidéos de tant de temps uniquement sur leur produit, à refaire pendant tant de temps : merci, mais non merci, désolé de vous avoir contacté).
    D’ailleurs, si je peux me permettre un petit conseil pour ceux qui se lanceraient, la limite pourrait être là (et j’ai eu un échange avec un follower il y a peu exactement sur ce sujet) : si vous acceptez un partenariat juste pour avoir du matos et en ne publiant que du contenu avec ce matos, vous risquez d’être identifié uniquement comme tel, et pas comme vous-même. Et vous avez bien compris que c’est « ma » clé : être soi-même, la sincérité, la naturel. L’internaute disait en avoir marre « des vendeurs de la marque X, qui passent leur temps à ne poster que du contenu avec du matos de cette marque », précisant ensuite que ce n’était pas mon cas, parce que si on voit le matériel, c’est bien le reste qui est clairement le coeur de mon contenu -et perso, je le prends vraiment comme un compliment : on identifie parfaitement les produits mais je suis resté moi-même !

    Mon « anonymat » (ma tête, à moins d’aller fouiller loin derrière dans mon contenu Instagram ou dans certaines vidéos datant d’avant fin 2023 et la création de Mototherapy, vous ne la voyez pas… enfin, vous ne la voyiez pas jusqu’au Salon de Lyon en mars 2026) ne leur pose aucun soucis : ce n’est pas moi « la star » dans cette histoire, ce n’est pas le matos que j’utilise, ce sont les merveilles que je vous partage, et celui qui les a créées.

    Donc liens affiliés ou pas, nouveaux partenaires ou pas, nouveaux contenus (j’ai quelques projets prévus, comme la compilation mensuelle sur YouTube, la première est en ligne, la seconde depuis fin février et je suis très à la bourre pour celui de la fin mars !) ou pas, l’esprit Mototherapy ne changera pas !

    C’est juste un éventuel petit coup de pouce pour me soutenir dans cette thérapie 😉

    Il est possible également, selon le déroulement de mon procès contre mon employeur (voir l’article Pourquoi Mototherapy), que des choses doivent évoluer dans ma vie… dans quel sens, à ce jour, aucune idée, ça, ça sera ma recontruction…
    Ou que d’autres activités apparaissent -par exemple, est-ce ça vous dirait qu’on se rencontre à un de mes pèlerinages moto / spiritualité, ou qu’on fasse une journée de roulage ensemble, ou les deux (il y a des contraintes juridiques) ?
    Ou que d’autres contenus apparaissent de temps en temps ? Je pense à des incontournables d’un coin visité en quelques images, avec localisation par exemple, ou encore des bonnes adresses, ou encore « des coups de coeur » autour de la Mototherapy (d’ailleurs, j’en ai un tout frais, que je dois finir de lire ! Et un second qui se profile),…

    Par contre, je m’autoriserai une entorse à mon contenu habituel : justement à l’issue de ma procédure contre mon employeur, je rendrai tout public… ça n’est pas un lien affilié à proprement parler, mais comme ils payent mon salaire pour que je puisse me soigner de ce qu’ils ont provoqué (même si pour ça, il a fallu qu’un juge, en référé, l’y contraigne !), ça serait un juste retour des choses là aussi -et ça pourrait servir à d’autres… à l’image de la Mototherapy !

    Tiens, à propos de Mototherapy, j’oubliais… et bien le nom Mototherapy online est désormais une marque déposée ^^

  • Pourquoi « Mototherapy » ?

    Pourquoi « Mototherapy » ?

    En préambule : il m’a fallu quatre ans pour rédiger cet article.
    Le lire reste douloureux car fait rejaillir des moments particulièrement difficiles.
    Je n’ai pas trouvé d’image pour illustrer ces mots.
    Ces mots sont parfois maladroits, les phrases chaotiques, saccadées, dures…
    Le tout est écrit avec le coeur, sans filtre.

    Novembre 2021 : je prends le mur du burn-out.

    J’ai perdu toute envie
    Tout plaisir
    Toute joie de vivre 
    Je ne servais à rien
    À personne 

    Je suis shooté aux médocs 
    Antidépresseurs
    Anxiolytiques 
    Beaucoup 

    Je fais un peu de sport

    Je fais un peu de moto

    Je relève un peu la tête 

    Avril 2022 : mon employeur me met un coup de pelle administratif 
    Je tombe bas
    Très bas
    Avant, je pensais avoir touché le fond… mais maintenant je creuse

    Je fais des crises de panique
    Violentes 
    Tous les jours
    Plusieurs fois par jour

    Je prends beaucoup de médicaments 
    Trop
    Seroplex (20mg)
    Alprazolam (Xanax – 0,25mg, entre 4 et 6 par jour)
    Mirtazapine (15mg)

    Je ne peux pas sortir de chez moi 
    Bloqué
    Prisonnier

    Quand je sors, je ne peux pas passer dans certains endroits 
    Bloqué 
    Paniqué 

    Je suis prisonnier de mon cerveau 

    Se lever le matin est une épreuve 
    Pourquoi se lever 
    Alors pourquoi vivre

    J’ai pensé à mourir 
    Souvent
    Très souvent
    Tous les jours

    Le combat pour se lever devient un combat pour ne pas en finir
    Et un jour ton Amour de ta vie t’empêche de partir de la maison
    Elle te connaît, elle sait ce que tu veux faire  
    Elle te sauve la vie
    Encore et encore

    J’ai fait une psychanalyse 

    Je suis une psychothérapie 

    J’ai commencé à relever la tête 

    Peut-être que ce n’est pas moi le problème finalement

    J’ai repris la moto
    J’ai fait un voyage avec ma femme et mon fils
    La moto m’aide à avancer : concentré et oxygéné

    J’ai relevé la tête 

    J’ai repris (un peu) le sport

    J’ai relevé la tête 

    Novembre 2022 : le médecin expert, professeur en psychiatrie reconnait que ma maladie est une maladie professionnelle

    J’ai relevé la tête encore un peu

    Les commissions spécialisées reconnaissent que ma maladie est une maladie professionnelle

    J’ai relevé la tête un peu plus

    Le problème ne semble vraiment pas venir de moi en fait

    J’ai refait un voyage moto avec mes Potos, mes amis motards depuis 20 ans

    J’ai refait un voyage moto avec ma femme et mon fils

    Juillet 2023 : je prends un monstrueux coup de pelle sur la tête
    La rectrice décide de ne suivre ni les experts, ni les médecins, ni commissions spécialisées 
    Je retourne d’un coup au fond de mon puit, je dois surnager et creuser en même temps

    Comment faire
    Quoi faire
    Colère 
    Désespoir 
    Je fais de nouveau beaucoup de crises d’angoisse et de panique – terribles
    Mourir ?
    Se battre ?

    Mourir
    Finis les tourments
    Plus cette torture mentale
    Plus ce combat quotidien
    Fini
    Allez, arrête de nager
    Laisse-toi couler
    Pars
    C’est ce que tout le monde attend de toutes façons

    Et tu penses à celle qui t’a sauvé la vie
    A ta moitié « pour la vie, pour le meilleur et pour le pire »
    Et tu penses à tes enfants adorés
    Abandonner, c’est donner raison à la machine à broyer
    Ce n’est pas ce que tout le monde attend, mais ce qu’ »ils » attendent
    C’est laisser d’autres subir le même sort
    C’est oublier qui tu es

    Je me lance finalement dans un procès 

    En octobre, le juge des référés du tribunal administratif de Nantes me donne une bouffée d’oxygène
    (juridiquement : il y avait bien urgence à statuer pour me maintenir dans ma position administrative pendant l’instruction complète de ma situation, ET « l’erreur manifeste d’appréciation dont est entachée la décision en litige est de nature à faire naître un doute sérieux sur sa légalité »)

    Je reprends à nouveau le sport

    Je relève la tête… un peu

    J’ai toujours ces attaques de panique et ces endroits “interdits” près desquels je ne peux pas passer

    Je travaille dur (oui, c’est un vrai travail, et c’est terriblement douloureux) avec ma psychologue : je sors en vrac de chaque séance, mais grâce à elle, je trouve refuge dans « une carte postale mentale »

    Ça marche

    J’arrive à commencer à gérer une partie de mes crises de panique grâce à ça 

    Mes cartes postales virtuelles deviennent réelles avec de nouveaux voyages moto, avec d’incroyables moments de contemplation, d’oxygénation, d’évasion, mais aussi en réveillant les souvenirs de voyages et de rencontres antérieures.

    La moto oblige à se concentrer sur tout : la route, les trajectoires, l’état de la chaussée, la météo, les autres, et si c’est parfois compliqué avec les médicaments (3 chutes, à l’arrêt heureusement, témoignent de ce déficit d’attention) , mais je ne pense pas à autre chose.

    Je me plonge dans des vidéos, des photos de souvenirs
    Je décide de partager ces cartes postales sur les réseaux sociaux
    Si ça me libère, m’apaise, me permet de m’évader, peut-être que pour d’autres aussi

    Ça ne s’appelle pas encore comme ça, mais la base de Mototherapy est posée. 
    La première pierre. 

    Fin 2023, je fais une rencontre totalement inattendue : j’ai retrouvé Dieu
    Lui, ne m’avait jamais oublié et m’a juste montré le chemin.
    Il m’a saisi le bras
    Il a laissé 99 brebis pour aller en chercher une qui était perdue, moi !
    La Foi devient une facette de mes refuges mentaux : je prie quand je vais dans mon refuge carte postale

    Je gère mieux les crises de panique, je sens ces attaques arriver, et je connais mon refuge

    La pierre angulaire de Mototherapy est posée, le roc sur lequel je peux tout faire reposer.

    Ça devient une évidence : je dois partager cette expérience

    Savoir qu’on n’est pas seul à vivre cela, que la santé mentale est fragile et qu’on peut se retrouver du jour au lendemain, passer d’être un battant, un analyste dans le contrôle, à ne plus rien contrôler 

    Savoir qu’on peu passer de la joie de vivre chaque instant à l’envie incessante d’en finir  

    Savoir qu’on peut s’évader en fermant les yeux 

    Savoir qu’on peut s’évader en les ouvrant sur les merveilles de la création qui nous entourent

    Savoir qu’on peut s’y sentir protégé et à l’abri

    Savoir qu’il veille sur nous et qu’il t’aime

    Savoir que la souffrance psychologique, la détresse psychique tue, et qu’il faut en parler, qu’il faut parler, et qu’il faut écouter

    Mototherapy est né

    Je tiens à préciser qu’à la mise en ligne de cet article, je suis en « congé pour invalidité temporaire imputable au service » pour la durée de mon procès contre mon employeur Education Nationale (le rectorat de Nantes).
    Vous avez lu les grandes lignes de cette situation au-dessus.
    Selon le déroulement de ce procès (une procédure en tribunal administratif dure en moyenne 3 ans, et a commencé pour ma part avec la procédure de référé en septembre 2023, puis une clôture de l’instruction en mars 2024), mon avenir commencera à se dessiner ; impossible de me projeter dans quoi que ce soit de plus précis d’ici là !
    Mais vous serez informés de son issue, ici comme sur les réseaux sociaux ; ça sera la seule entorse à mon règlement « rêve, évasion, oxygénation », même si finalement, c’est plutôt logique, puisque cette situation et ma survie sont à l’origine de la création de ces pages !

    Je n’aurais jamais imaginé que ces pages Facebook et Instagram attireraient plus de 20000 followers en deux ans !
    Je n’aurais jamais imaginé que ces vidéos et ces photos d’évasion, d’oxygénation seraient vues plus d’onze millions de fois en 2025 !
    Je n’aurais jamais imaginé avoir des échanges tellement doux et touchants avec un bon nombre d’entre vous.
    Je n’aurais jamais imaginé passer de rencontres et d’échanges virtuels, « online », à des rencontres « IRL », dans la vraie vie, avec certains d’entre vous.


    Merci !

    Du fond du coeur, merci !

  • Il était une Foi…

    Il était une Foi…

    Mon retour à la Foi

    Basilique Saint Pierre, Rome

    Baptisé tout petit, j’avais fait ma profession de foi adolescent, mais la foi était quelque chose de lointain, distant, abstrait à tous points de vue.
    En préparant les baptêmes de mes enfants, je disais que la Bible, c’était une belle histoire, que je croyais dans le Bien et le Mal, et qu’il y avait quelque chose ailleurs (mais quoi ?), mais c’était juste une belle histoire. Pas de participation à des messes (hormis les baptêmes, mariages, …)

    Je pensais également que c’était à chacun de nous de faire face à tout avec nos capacités propres.

    Nous nous sommes mariés religieusement avec mon épouse il y a bientôt 30 ans, plus par tradition que par Foi réelle, même si c’était aussi « pour ce petit quelque chose en plus parce qu’on ne sait jamais… » (mais quoi ?)

    Arriva ensuite la chute.
    Terrible.
    Presque mortelle.
    En novembre 2021, je sombre dans un burnout très violent (étant en procès contre mon employeur, je ne détaillerai pas la situation. Simplement que les médecins, un professeur en psychiatrie expert désigné par mon employeur, et la commission spéciale statuant sur ce type de situation ont tous considéré mon état de santé comme étant une maladie professionnelle. Mon employeur refuse de suivre l’ensemble ces avis).

    Pendant plus de 2 ans, j’ai été confronté aux idées les plus sombres : mettre un terme à ma vie était la solution pour échapper à tout cela.
    Plusieurs fois, je quitte la maison persuadé de ne pas revenir.
    Plusieurs fois aussi, mon épouse voit mon regard et m’empêche de sortir… merci mon Amour…

    La moto, un refuge les premières semaines, qui m’a sauvé la vie à ce moment-là , quand je partais des heures, je criais dans le casque, je pleurais, je hurlais, mais je vivais, … devenait l’arme que j’allais retourner contre moi-même.
    Et je renonçais, une fois, deux fois, vingt fois… pensant au mal que j’allais faire aux miens pour me faire du bien en n’existant plus et en les abandonnant…

    Je suis bourré de médicaments antidépresseurs et anxiolytiques à forte dose.
    Malgré cela, je fais des crises de panique à longueur de journée. Si vous n’avez jamais vécu ça, je ne vous le souhaite pas : par exemple, vous allez à la supérette (parce que vous n’êtes pas capable de rentrer dans un supermarché, agressé par le bruit, la lumière, les mouvements, le monde, …), il n’y a pas les yaourts bio à la myrtille que vous prenez habituellement, et vous ne savez pas quoi prendre à la place, vanille, fruits rouges, abricots, … il y a du bruit… quel yaourt prendre… tout le monde vous regarde… quel yaourt prendre… trop de lumière… quel yaourt prendre… alors vous quittez l’endroit en courant, à bout de souffle, étouffant, trempé de sueur, envie de vomir,… et restez prostré, haletant, en larmes, au volant de la voiture, pendant de longues minutes…

    Puis avec ma psychothérapeute, pour faire face à ces crises de panique, après une séance d’EMDR, nous avons mis en place un refuge mental : je trouvais un endroit calme, m’y installais, puis je m’imaginais dans le refuge mental, un lieu connu et familier dans lequel je me sentais apaisé et en sécurité. 

    Mes cartes postales mentales. 

    Le premier endroit était un refuge de mon enfance, j’allais m’y promener avec mon grand-père maternel, et y ai passé des heures à m’oxygéner : les falaises de Carolles, en Normandie.

    Je suis toujours prisonnier chez moi : à ce jour (janvier 2026), je suis toujours presque incapable de sortir de chez moi aux horaires travaillés, à part pour des soins (psy, kiné, médecin), ou pour encadrer des séances de sport.

    Avouez qu’encadrer une séance de natation au petit matin, ça peut être magnifique !

    De nombreux endroits me sont encore inaccessibles. Surtout des endroits en lien avec mon métier d’avant : je n’ai pas mis les pieds dans le quartier de mon école depuis novembre 2021, ou à proximité d’établissements marquant de mes batailles réglementaires passées (en particulier en lien avec mon mandat de secrétaire départemental de Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail). Mais aussi des endroits bruyants, grouillants, éblouissants, comme les supermarchés et grandes surfaces en général.
    Mais désormais, au moins, mes crises de paniques sont « contrôlables » (pas toujours contrôlées…après plus de quatre ans…), et les idées (très) noires sont devenues bien plus rares.

    Début septembre 2023, pour échapper à une période très, très sensible pour moi (la rentrée scolaire : écoutez les médias au moment des vacances scolaires, des grèves, des aggressions, des périodes d’ouverture ou fermeture de classes, vous verrez à quel point l’école est omniprésente, donc imaginez mon état à chaque fois…), j’ai accompagné mon épouse à une retraite au Sanctuaire de Notre de Dame de Grâces, à Cotignac.

    Presque pas de réseau, pas de télé, … donc, comme quand je passe la journée sur la moto, c’est plus facile de couper.

    Sanctuaire Notre Dame de Grâces, Cotignac

    Bien que non pratiquant alors, j’ai ressenti une bonté, une douceur, une simplicité dans tous les moments partagés avec toutes les personnes rencontrées : simples retraitants, frères, abbés, ou séminaristes. Les repas sont en commun le midi et le soir, moments propices pour ces échanges simples.
    Une véritable réconciliation avec l’humanité qui m’entoure.

    Puis, fin septembre, mon épouse m’a emmené à une rencontre , « défi guérison » avec deux pasteurs protestants, Jérémy Pothin et David Théry près de Pau.

    Pendant cette conférence, au cours de laquelle régnait une ferveur et une chaleur incroyables (et où malgré le monde, 200 personnes environ, je n’ai jamais ressenti d’oppression ou de panique) l’un des deux pasteurs a dit : « certains parmi vous ne suivent pas encore Jésus. Ce n’est pas le chemin le plus facile, mais si certains veulent commencer à suivre Jésus, venez nous rejoindre ».

    Pour une raison que j’ignorais à l’époque, sans y réfléchir une seconde, poussé par une force incontrôlable, je me suis levé ; nous étions sept à nous retrouver là, en bas des gradins, à nous engager à suivre Jésus !

    Bien que baptisé, communiant, et ayant fait ma profession de foi, suivre ce chemin n’était absolument pas une évidence (autant que ma façon de le suivre était à côté de la plaque).

    De façon ironique, mon prénom signifie en japonais celui qui trace et qui suit son chemin… j’ai senti ce jour-là que ce n’était pas moi qui traçais quoi que ce soit, et que suivre le chemin tracé par le Seigneur était désormais une évidence.

    Plusieurs personnes m’ont fait la remarque depuis que j’avais clairement cette petite graine qui sommeillait en moi depuis longtemps, et même fort longtemps.

    Et que cela transpirait dans de nombreux aspects de ma vie :

    Du point de vue de mes engagements dans la vie du monde d’abord. Comme enseignant, volontairement en éducation prioritaire, j’enseignais et transmettais un savoir à un public défavorisé. Comme représentant du personnel et secrétaire de comité d’hygiène, de sécurité et de conditions de travail, j’accompagnais les personnels confrontés à des difficultés professionnelles particulières. Comme entraineur de triathlon, je transmettais mes connaissances et ma passion pour ce sport. Comme officier de réserve, j’étais engagé dans la défense de certaines valeurs sociétales fortes.
    Ces engagements du monde ayant été récompensés par la remise de l’ordre national du mérite en 2019.

    Du point de vue de la spiritualité, au-delà du sacrement du baptême et de la première communion, j’ai emmené mon épouse et mes enfants à St Jacques de Compostelle pour Pâques, après être passé par un site marial à San Sebastian de Garabandal… c’était en 2007 ; déjà, il y avait « un truc ».

    Puis, lors de différents périples, le plus souvent en moto avec mon épouse, mais parfois aussi en famille, nous sommes allés dans plusieurs sanctuaires : à Notre Dame du Laus, à Rocamadour, ou encore à Lourdes, ainsi qu’au Monastère de Santo Toribio, au Sanctuaire de Covadonga, ou encore à San Sebastian de Garabandal en Espagne.

    Sanctuaire de Covadonga (photo de mon fils)

    À plusieurs reprises même pour la plupart de ces lieux, comme si j’y étais attiré sans m’en rendre compte, sans comprendre. 
    Parfois, j’ai suivi les chemins de Croix, sans savoir ce que c’était, souvent très ému, et même bouleversé à Rocamadour.

    Lors d’une de nos visites au Sanctuaire de Lourdes (ce n’était pas encore des pèlerinages pour moi), mon épouse m’a fait remarquer que j’avais attendu plus de 5 heures pour aller dans les piscines, et que cela ne pouvait pas être de la simple curiosité comme je l’affirmais.

    En réalité, ses prières pour que je retrouve le chemin de la Foi, pendant plus de 20 ans, portaient leurs fruits !

    De même, sans comprendre pourquoi, certains passages des Ecritures m’ont toujours touchés profondément ; ainsi le psaume 22 m’a toujours ému aux larmes (« Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure »), tout comme le récit de la Passion du Christ.

    Mes moments de refuge dans mes cartes postales mentales sont devenus des moments de prières !

    Et, comme pour boucler la boucle, le lieu de Paix de ma première carte postale mentale que je vous ai dévoilé plus tôt, vous avez remarqué ?

    Oui, il offre une vue remarquable… sur le Mont Saint Michel !
    Saint Michel, saint patron de la Normandie où j’ai grandi.
    Saint Michel, l’Archange, chef de la milice céleste, qui terrasse le diable…

    La messe est devenue un moment incontournable de la semaine, et depuis cette fin 2023, il est inconcevable de ne pas y assister.

    Petit à petit, je cheminais dans la Foi. Une première étape était d’essayer de comprendre les différents moments de la liturgie, leur signification, me laissant emporter et porter par la Parole du Seigneur.

    Rechercher dans la Bible à partir de mots clés pour savoir ce qui est dit, sur la colère, le pardon, le désespoir, l’espoir, la joie, la violence, l’amour, ou encore l’espérance… devient un réflexe, et plus encore une véritable « nourriture » de vie.

    Il en va de même avec la lecture de l’Evangile du jour, chaque matin après la prière.
    La prière du Pape chaque matin et chaque soir sont venus s’ajouter depuis notre visite à Rome (que j’évoque plus loin).

    J’ai depuis entendu plusieurs personnes dire que la Bible, c’est le meilleur livre de développement personnel, et pourtant, il a été écrit il y a plus de 2000 ans ! Accessoirement très loin de ce que peuvent en dire certains -qui ne l’ont d’ailleurs bien souvent pas lu-, ou de l’usage qui en a été fait par d’autres.
    Je confirme que sans lui, je ne serai plus là pour en parler.

    Fin 2023 toujours, je reçois pendant la messe que je dois partager tout cela : c’est la création de Mototherapy, ces pages sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram sur lesquelles je partage les cartes postales mentales, ces Merveilles de la Création rencontrées lors de nos voyages.
    Le plaisir de rouler dans ces somptueux paysages, de contempler, d’admirer, mais aussi de retrouver des amis (vous savez, ces personnes rares sur qui on peut toujours compter, qui s’inquiètent pour vous, qui sont curieux de votre situation, non pas par curiosité morbide, mais fraternellement), pour certains qui partagent aussi cette passion de la moto, ou encore de rencontrer de nouvelles personnes au gré de ces voyages, …

    Col des Aravis

    Chaque dimanche et jour de fête, j’y partage forcément sur les réseaux, depuis leur mise en place, une Parole.
    Ce partage, avec comme fond une image d’une des Merveilles déjà partagées, ou un endroit spirituellement fort, était une évidence.
    La Parole partagée est une parole rencontrée au gré de mes lectures et/ou recherches, ou au cours d’une messe, d’une confession, d’une direction spirituelle, et/ou qui ont fait écho à ma journée, ou la veille, et/ou qui inspire ma semaine à venir. Parole parfois simple à comprendre ou à mettre en oeuvre, parfois (souvent) beaucoup moins, parfois une parabole bien ardue, … mais toujours un guide, une boussole pour la vie.

    Un autre moment particulièrement fort a été lors de l’Onction des Malades, début 2024.
    L’onction des malades est un des sept sacrements. Il a pour but « de donner une aide spéciale au chrétien confronté aux difficultés d’une maladie grave ou de la vieillesse. C’est le sacrement de la présence du Seigneur à nos côtés dans les moments d’épreuve que sont la maladie ou la vieillesse. Il consiste en l’onction d’huile bénite sur le front et en l’imposition des mains ; l’huile dite des malades apporte force et douceur ».
    L’onction est accompagnée de la prière suivante par le prêtre qui impose les mains : « par cette onction sainte, que le Seigneur en sa grande bonté vous réconforte par la grâce de l’Esprit Saint. Ainsi, vous ayant libéré de tous péchés, qu’il vous sauve et vous relève »
    La messe se déroulait en plein hiver, et les églises sont souvent des endroits peu chauffés. Et bien ce jour-là (comme à chaque messe depuis d’ailleurs !), j’ai ressenti physiquement un souffle, une chaleur incroyable m’envahir, de la tête aux pieds, et me remplir. L’impression d’être vidé du froid en moi, et qu’un souffle brûlant chassait les douleurs de mon âme et de mon coeur et me ramenait à la vie.
    Une expérience réellement bouleversante.
    Autant je ne souhaite pas à mon pire ennemi de vivre les épreuves que j’ai traversé (et traverse encore), autant je prie pour que chacun puisse vivre cette expérience de plénitude, d’apaisement, cette chaleur, cette douceur infinie.
    Et j’ai la grâce de vivre ce moment à chaque Eucharistie, quand après la tempête, la mer s’apaise et le calme revient.
    Cette plénitude ou cette émotion qui m’envahissent aussi lors de temps de louange, ou lors de recours à mes images mentales en prière.
    Je suis complètement bouleversé par certains chants et prières à Marie, du Je vous salue Marie, au Magnificat, à l’Avé Maria en passant par la prière universelle « Ô Marie, prends nos prières, purifie-les, complète-les, présente-les à ton Fils » ; décidément, il y a bien « quelque chose » qui m’attire irrésistiblement vers ces sanctuaires mariaux !

    Les Messes des Veilleurs, à l’aube, à la bougie, pendant les temps de l’Avent et de Carême, sont des moments de recueillement, d’apaisement, et de communion particulièrement puissant

    Après plusieurs mois sur le chemin du Christ (et, de nos jours, suivre ce chemin n’est pas le plus facile, le moins tortueux, le moins semé d’embuches), j’ai demandé le sacrement de la Confirmation.

    La Providence, c’est aussi cela : sans le savoir par avance, j’entamais cette démarche de recevoir la confirmation une année de Jubilé (c’est tous les 25 ans), un dimanche de Pentecôte (fête de l’effusion du Saint Esprit sur les Apôtres, cinquante jours après Pâques -rappelez-vous ce que j’ai vécu lors de l’onction des malades), et une année où, fort à propos, mon anniversaire tombait le dimanche de Pâques (c’est vraiment plus qu’une renaissance !)

    Une année où une force m’a poussé à aller visiter les cathédrales et basiliques et sanctuaires entre la Vendée et la Baie du Mont St Michel, sans savoir que cela pouvait entrer dans une démarche jubilaire (pour moi, la démarche jubilaire, c’était aller à Rome et passer les Portes Saintes à la basilique St Pierre).
    Sans le savoir quand j’ai commencé en janvier, je suis donc passé par des lieux qui étaient des sites jubilaires… et, bien entendu, à chaque fois, une émotion et une chaleur incroyables m’ont envahis !

    Dès lors, est-ce une surprise si notre dernier périple moto nous a conduit à Rome.
    « Comme par hasard » (spoiler : il n’y a pas de hasard ni de coincidence), le week-end de la canonisation de Carlo Acutis et Pier Giorgio Frassatti
    Quand j’ai réservé les hébergements début 2025, ils devaient être canonisé par le Pape François en avril 2025…
    Pier Giorgio Frassati, « témoin de l’espérance », et Carlo Acutis, « le cyber-apôtre ».
    Etonnante « coincidence », une fois de plus, cet aspect espérance, thème du Jubilé, et cet aspect « cyber » après vous avoir raconté ces dernières années, ou la « naissance » de Mototherapy…

    Saint Pierre, Rome

    Et, « étonnamment », nous sommes passés à l’aller par le Sanctuaire de la Basilique de Tirano en Italie (que j’avais découvert « par hasard » l’an dernier), et avant de passer par les Sanctuaires de Notre Dame du Laus, Notre Dame de Laghet et Notre Dame de Rocamadour ; là encore, au moment des recherches d’hébergements, je ne savais pas qu’il y avait des sites jubilaires ailleurs qu’à Rome… et « comme par hasard », tous l’étaient… en plus d’être des sites mariaux… quand je vous dis « qu’il y a comme un truc » !

    Début juillet, autre période très sensible pour moi, je pars ailleurs (entendre parler à longueur de journées de vacances scolaires, des profs nantis et leurs 6 mois de vacances, tout comme en septembre entendre parler de rentrée, de fermeture de classes, de prime de rentrée, … les marronniers omniprésents même quand on filtre les infos… sont insupportables, physiquement, et garanties de crises de panique, d’angoisse, d’oppression, …).
    Cette année, c’était à Lourdes ; tiens, encore un site jubilaire… encore un site marial…

    Sur mes réseaux, j’appelle ces périodes où je m’enfuie, « oxygénation » : ce désormais délicieux mélange où je vais tout oublier, passant d’un lieu de prière et de méditation spirituelle en « follower » du Christ, à un lieu de contemplation et d’oxygénation, physiquement et mentalement, en passant par des « routes à motards » (mais aussi des petits chemins de traverse…), profitant des conseils donnés par des « followers » de Mototherapy, en rencontrant même quelques uns au passage.

    Voilà, vous savez maintenant pourquoi cette facette est indissociable de Mototherapy, au point de me faire tatouer une croix de Jérusalem, et ma moto porte également des patchs de la Croix de Jérusalem.

    Merci à Wassim Razzouk Tattoo – Since 1300 pour ce travail lors de @encre_sacree au Mont St Michel, pendant les célébrations de Saint Michel, en septembre 2024. C’est un premier tatouage, hautement symbolique, que ce soit le tatouage lui-même, le tatoueur ou le lieu de réalisation du tatouage.
    Le tatouage : une croix de Jérusalem.
    On attribue aux 5 croix qui la composent plusieurs symboliques, en général soit les 5 plaies du Christ, soit la Bible et les 4 Evangiles.
    Elle est ici soulignée d’un rameau d’olivier, symbolisant la Paix et l’Amour, et d’un rameau de palmier, symbolisant la victoire de Dieu sur le Mal, la Vie Eternelle, et, particulièrement fort dans ma situation, la Résurrection 🙏
    Le tatoueur : Wassim, 27eme génération de tatoueurs de pèlerins à Jérusalem (son fils, 28eme génération était présent aussi, et a tatoué Sophie). Ils utilisent une technique particulière de tampon en bois (certains ont plusieurs centaines d’années) pour tracer le modèle sur la peau.
    Tout son matériel de tatouage est béni chaque année à Jérusalem.
    Pouvoir se faire tatouer par cet homme, d’une grande gentillesse et douceur, était vraiment une providence !
    Le lieu enfin : le Mont Saint Michel ⛪️
    Ce lieu a bercé mon enfance (j’ai grandi à Carolles, littéralement avec vue sur le Mont), et c’est la première carte postale mentale à l’origine de Mototherapy, il y a près d’un an, dans le cadre de ma thérapie (voir aussi l’article Pourquoi Mototherapy)
    Par-dessus tout, l’Archange Michel est le chef des Armées Célestes, le chef de la milice des Anges du Bien, qui terrasse le diable / Satan dans l’Apocalypse : c’est la victoire du Bien sur le Mal, de l’humilité sur l’orgueil (et si ça c’est pas symbolique aussi).

    Je précise tout ces éléments au cas où (n’ayant eu en tout et pour tout que trois messages haineux en 2025 sur ce sujet précis, sur plus 260000 interactions avec les publications Mototherapy, et leur 11 millions de vues, je ne suis pas certain que cela soit réellement nécessaire) : cet article n’est qu’un témoignage de mon cheminement, de mon vécu, et que je n’impose à personne de partager ma Foi et mes convictions chrétiennes (Dieu a doté l’Homme du libre-arbitre !)
    Sachez simplement qu’elles sont là et qu’elles sont un guide.